Poésie
« J’irai tu le savais porter le chant des arbres
Aux fenêtres du ciel
Ceci pour que souffler dévoile le soleil pillé
de sa lumière pour l’offrir à ton cœur
Et changer les oiseaux en perles de silence
Où reposer tes yeux aux sources de l’absence
De toute cécité
J’irai tordre le feu pour verser sa chaleur
au seuil de tes hivers
Comme vivre posée au tapis du sommeil
où ton ombre endormie
Regarde ton absence »
 
« Ecrire c’est tenter de saisir un instant, une seconde, un univers enclos dans le silence. »
Ces poèmes arpentent la mélancolie de l’absence, une errance sauvée par l’écriture.
Brigitte Mugel
Le soleil pour unique chapeau,
86 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-21-3
« Elle est née le soir, un soir de mai.
Peut-être faisait-il beau,
Personne ne s’en souvient,
Les hirondelles jouaient à chat, peut-être,
Qui sait ?
Seule, prise dans la lumière, elle s’affole, étouffe,
réclame son eau, son nid, sa seconde peau.
Sa mère a fait le vide. Aérienne.  Légère    légère.
S’en va    glisse       s’en va.            
On l’emporte loin, ailleurs.       Vers la vie. »
 
Dans ce récit poétique, Le soleil pour unique chapeau, le lecteur voit les choses avec les yeux d’une petite fille chez qui s’installe un décalage,
une faille à travers des sensations corporelles, la perception d’un environnement immédiat.
Le soleil pour unique chapeau investit les interrogations que la vie peut faire éprouver à un être, aussi petit soit-il.
Carole Carcillo Mesrobian
Aperture du silence,
58 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-24-4
CommanderSoleil pour unique chapeau
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Bruno Sibona parcourt l’imaginaire, en long, en large, en travers, en hauteur et en profondeur. En ses voyages tous azimuts, bousculant, bouleversant et tordant les aires spatiales et les ères temporelles, il vous entraîne dans un lire-délire extravagant où les éléments, les détails, les informations, vos connaissances de l’Histoire et votre vision du monde se télescopent, entrent en fusion et en fission comme les ions fous, cursifs et frénétiques d’un réacteur nucléaire incontrôlé, puis se réassemblent sous des formes inédites, de la molécule à la galaxie, en un univers totalement recomposé.
Patryck Froissart, La Cause littéraire
 
Sur le blog d’Argoul, à propos du recueil de Bruno Sibona :

https://argoul.com/2018/06/29/bruno-sibona-pyramides-de-loeil/https://argoul.com/2018/06/29/bruno-sibona-pyramides-de-loeil/shapeimage_5_link_0
Sur le site Le Littéraire recension du recueil  par Jean-Paul Gavard-Perret
“Toutes les frontières froissées, emparées, et cette première aube, cicatrice ouverte, blessure reconnue dans « le creux du sillon vase femme… ». Carole Carcillo Mesrobian place l’écriture sur la frontière même – un objet à passer, enjamber. La frontière entre l’aube et le ciel, entre indigo et cyan, la frontière-fusion du corps et de l’esprit. La vie de toutes les aubes recommencées... ” 
Philippe Thireau, Recours au poème
https://www.recoursaupoeme.fr/carole-carcillo-mesrobian-aperture-du-silence/https://www.recoursaupoeme.fr/carole-carcillo-mesrobian-aperture-du-silence/shapeimage_6_link_0
“C’est un récit poétique qui poursuit une narration sans la contrainte qu’imposerait une nouvelle, ou un roman. Ce Soleil pour unique chapeau nous invite à se remémorer l’expérience que tout être humain enfant fait de son environnement face à une multitude de stimulations.”
Chroniques du çà et là, 13
“Le thème du silence, de la disparition, de l’absence se déploie comme une fugue dont le motif se développe selon un degré d’aperture, entre cri et murmure, entre bruissement et hurlement, une même sensibilité se dit là, prise dans une « Solitude accablante comme un voile d’étain »”.
Chroniques du çà et là, 13
“C’est une écriture emportée, lyrique qui raconte des « entrailles ourlées », cherchant l’univers du pulsionnel, de l’instinctif, une forme de corps à corps parfois exubérant, un état de transe, une lecture sous tension à travers ce qui nous agite.”
Chroniques du çà et là, 13
PhB éditions Accueil Médias Contact Catalogue Qui sommes-nous ? Auteurs
« la langue s’attardait en récits diurnes
loin de ces cités aux formes de rêves
peuplées de bibliothèques premières
filles d’Alexandrie
où les manuscrits levaient en secret
l’origine de toute chose »
 
 
Opus niger rassemble des poèmes qui tracent un périple révélant une langue épurée pour être au plus près d’un « je-ne-sais-quoi » de troublant et d’obstiné.
 
Pierre Stans
Opus niger, 108 pages, 10 euros
ISBN 979-10-93732-22-0
Commander Opus niger
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“Lire Pierre Stans, c’est s’immerger dans une écriture que caractérisent le souci des « petits riens » et une extrême sensibilité. C’est aussi confirmer que la poésie est sans doute le dernier bastion d’une réelle écriture face à l’hégémonie du roman qui voit aujourd’hui se succéder des truismes dont le poème n’a que faire. Il ne s’agit plus de (se) raconter des histoires, mais de souligner ce que toute civilisation a mis au jour, un rapport on ne peut plus sensible au réel, qui tient du paradoxe puisque c’est l’impalpable qui se meut dans les vers, cet impalpable qui fait de nous des êtres bourrés de vibrations pour exprimer le plus intime de chacun. La « musicalité », la scansion donnent aussi au texte une épaisseur que les termes révèlent essentiellement dans ces circonstances...”
Guy Donikian, La Cause littéraire
 
Pierre Stans, Opus niger
Ralentir pour échapper à l’accélération du corps et digérer l’histoire
“ Opus niger roule ses mots anciens au fil du fleuve de feu dévalant le volcan inouï, fleuve délétère courant toute poésie comme est courue la mort (toute la poésie est noyée, brûlée, en flammes). Pierre Stans, pseudonyme probable pour affronter celle-ci, place son œuvre au noir sous les cendres chaudes du Santorin. Plus loin recèle lave noire emporte le poème roulant sous les architectures utérines. “
 Philippe Thireau, Recours au poème