« Il n’est pas fréquent de voir apparaître, de façon concomitante, une collection littéraire et, en son sein, un jeune auteur au talent fort abouti. Pourtant, lorsque d’ici quelques décennies l’on redécouvrira ses premiers textes divulgués, il se dira qu’Emmanuel Steiner est né à la publication en même temps que la maison d’édition qui l’accueillait. »
 
Salon littéraire, Frédéric SAENEN
Acheter nos livres Nous contacter
Patrick Poivre d’Arvor
DES NOUVELLES
Nouvelles bartlebyennes, d’Emmanuel Steiner (Chroniques du ça et là)
Il y a tout juste 160 ans paraissait dans un magazine américain une étrange nouvelle venue d’ailleurs : Bartleby, signée du futur auteur de Moby Dick, Herman Melville. Il y racontait l’histoire d’une sorte de clerc de notaire, un scribe plus précisément, qui recopiait des textes selon son bon vouloir. Car il lui arrivait de refuser certains travaux et, dans ces cas-là, il contournait le problème en disant de manière obsessionnelle : « I would prefer not to ». Ce « Je préférerais ne pas », si délicieusement british, est devenu le symbole de la stratégie de fuite théorisée par certains penseurs modernes. Et Bartleby a durablement influencé les écrivains de l’absurde. De Enrique Vila-Matas à Philippe Delerm en passant par Daniel  Pennac, nombreux sont les auteurs à se référer à lui.
C’est encore le cas d’Emmanuel Steiner, très marqué par ailleurs par les haïkus et la culture japonaise. Pour son premier recueil, publié dans une toute nouvelle maison d’édition au nom très melvillien (Chroniques du ça et là), il nous décline une série de nouvelles où l’individu se retrouve nié, ou effacé, par la société. Comme Georges Perec l’avait naguère tenté avec une expérimentation typographique originale, Emmanuel Steiner a choisi de supprimer de son écriture les majuscules en début de paragraphe et les points à la fin. Ce n’est pas gênant pour le confort de lecture… On peut même juger que cela rend la nouvelle plus fluide. En revanche le titre de son recueil, trop plat, ne reflète pas assez la qualité de l’ensemble.
Emmanuel Steiner
Nouvelles Bartlebyennes
96 pages, 10 euros
ISBN 978-2-9541329-4-5
 
Citations
« il a l’impression d’appartenir à cette sorte de personnes qui n’existent que dans la disparition, au sein d’une société où l’on est censé s’affirmer en tant qu’individu, certains auraient besoin au contraire, peut-être par compensation, de se diluer progressivement, comme si leur présence leur était à eux-mêmes trop écrasante » Artefact
« les événements extérieurs glissent sur lui, à moins que ce ne soit lui qui glisse à l’extérieur des
événements, il ne saurait le dire avec précision, la seule chose dont il soit sûr, c’est d’un certain
nivellement des valeurs » Ville blanche
 
Présentation du livre
Nouvelles bartlebyennesrevisiterait la célèbre réflexion du personnage d’Herman Melville, Bartleby, le scribe qui préférerait ne pas (« I would prefer not to»). Que signifierait aujourd’hui une telle formule qui évoquerait en filigrane cette figure de L’Épuisé (chère à Gilles Deleuze – titre d’une postface à Quad de Samuel Beckett), représentative de tous les exclus ?
 
Points forts
Là sont mis en scène des petits riens pour capter les grandes choses de l’existence. Les Nouvelles bartlbyennesfonctionnent comme une catharsis. Face à un monde de plus en plus sombre, Emmanuel Steiner s’interroge à travers des fictions courtes sur l’identité, la permanence de l’individu dans une société qui absorbe les êtres dans le tourbillon de l’anonymat. Ces nouvelles s’inscrivent dans une lignée de Melville à Vila-Matas (auteur de Bartleby et compagnie). Bartleby est une figure intrigante de l’inachevé, de l’indécision, de l’atermoiement ; un personnage devenu un thème littéraire. Emmanuel Steiner a éliminé de son écriture points et majuscules. Son style se construit en phrases isolées, comme des îlots, ressemblant en cela à des haïkus qui traduisent au plus près un sentiment d’isolement sinon d’isolation, d’effondrement, en ayant la qualité d’une fluidité qui mène chaque nouvelle vers sa chute.
Médias
Argumentaire
Les médias en parlent
Commander le recueil d’Emmanel Steiner,
cliquez ici
Emmanuel Steiner est un nouvelliste talentueux et prometteur, à suivre... de même que les éditions Chroniques du çà et là (créée par Philippe Barrot, la maison d'édition était au départ une revue).
Le Pandémonium littéraire, Marianne Desroziers
Pour son premier recueil [Nouvelles bartlebyennes], publié dans une toute nouvelle maison d’édition au nom très melvillien (Chroniques du ça et là), il nous décline une série de nouvelles où l’individu se retrouve nié, ou effacé, par la société. Comme Georges Perec l’avait naguère tenté avec une expérimentation typographique originale, Emmanuel Steiner a choisi de supprimer de son écriture les majuscules en début de paragraphe et les points à la fin. Ce n’est pas gênant pour le confort de lecture… On peut même juger que cela rend la nouvelle plus fluide.
L’Hémicycle, Patrick Poivre d’Arvor
Nouvelles parutions
Emmanuel Steiner
Transhorizon
96 pages, 9 euros
ISBN 979-10-93732-02-2
 
Citations
« Santos n’est donc qu’un individu manipulé comme tant d’autres, au service d’un système qu’il n’a pas voulu mais qui s’est pourtant mis en place, faisant de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui, et qui serait tout autre dans une autre configuration sociétale, il n’est pas pire ni meilleur, il est tout simplement comme les autres... »
 
Présentation du livre
A travers de courts récits, l’auteur met en scène des personnages en prise avec des pulsions
négatives, jusqu’au-boutistes parfois, qui seraient une forme de réponse à l’aliénation
dont ils sont l’objet dans une société d’exclus, d’anonymes transformés en consommateurs.
Récits ponctués d’intertitres comme autant d’inflexions soulignant la dérision du monde.
 
Points forts
« Le mal est sans pourquoi parce qu’il n’y a pas de pourquoi »,
écrivait André Green dans La Folie privée.
Transhorizon explore cette question d’un mal radical inscrit en chacun de nous, une force influençant nécessairement le cours de nos existences.
 
L’auteur
Né en 1974. Suite à des études de lettres et de philosophie, Emmanuel Steiner s’est passionné pour la culture japonaise. Concernant ses nouvelles, il se positionnerait sur une cartographie imaginaire conçue comme une succession de micro-labyrinthes littéraires.
Commander le recueil d’Emmanel Steiner,
cliquez ici